29 septembre 2017

L’entreprise ARP Nouvelle accueillait des élèves, jeudi dernier

Stéphane Foncel, gérant de la société ARP Nouvelle, se retrouve parfaitement dans l’enjeu du Quiz de l’industrie, que pilote la CCI : « dédramatiser l’industrie ».

En servant de guide à un groupe d’élèves de 3 e du collège Saint-Joseph de Maringues, jeudi dernier, Stéphane Foncel espérait secrètement qu’au moins un adolescent serait séduit par son entreprise. Et donc par le métier d’outilleur mouliste. Le gérant de la société ARP Nouvelle, installée à Lezoux depuis 2014, n’a qu’un objectif en tête en accueillant le grand public dans ses murs : « Faire découvrir ce qu’est l’industrie. Elle n’a pas bonne figure ».

Du mal à recruter

Il l’a encore constaté lors des journées portes ouvertes des entreprises, organisées l’an passé sur le bassin de Thiers. « Des collégiens de Lezoux sont venus. Dans le lot, il n’y en avait pas un seul qui se projetait dans l’industrie. On a de plus en plus de mal à trouver des gens pour intégrer nos structures, que ce soit dans la mécanique comme nous ou dans l’injection plastique. Alors on essaie de leur dire que l’industrie, ce n’est plus comme avant. On travaille dans des atmosphères propres. Les moyens technologiques ont évolué aussi ».

La visite de la semaine dernière était initiée par la CCI du Puy-de-Dôme, en lien avec le Rectorat, dans le cadre de la Semaine de l’industrie et plus particulièrement du Quiz de l’industrie (lire ci-dessous).

Pour l’édition 2017, deux entreprises du bassin de Thiers avaient notamment été choisies : ARP Nouvelle et Imersion. Les deux sociétés ont la particularité de travailler ensemble, la première fabriquant des moules injection pour les arbalètes sous-marines de la seconde. Pendant qu’une partie de la classe découvrait Imersion, un autre groupe visitait ARP Nouvelle. Il en ressortira un travail commun qui permettra d’illustrer la spécificité du bassin plasturgique thiernois, où l’on peut fabriquer un produit de A à Z.

Sous-traitant pour des secteurs aussi variés que le médical, l’automobile ou la coutellerie, Stéphane Foncel sait qu’il doit rester performant et exigeant pour satisfaire ses clients. Il est désormais convaincu qu’il devra avoir la même abnégation pour séduire la génération appelée à prendre la relève.

Thierry Senzier

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